MANIFESTIONS DE SOUTIEN À RAS BATH DÉGÉNÈRENT

Manifestation pour Soutenir Ras Bath déborde à Bamako

Le mercredi 17 août 2016, Bamako, précisément le siège du Tribunal de la commune IV a été le théâtre d’échauffourées entre les forces de l’ordre et des manifestants sortis massivement pour revendiquer la libération du chroniqueur Mohamed Youssouf Bathily, alias Ras Bath, en garde à vue depuis la veille.
Bilan : plusieurs blessés, un mort, un manifestant dont une enquête est en cours pour savoir s’il mort par balle et par qui ? Le tribunal de la commune IV a été mis en sac par des manifestants qui, a priori ne connaissaient pas encore officiellement les chefs d’inculpation retenus contre M. Bathily et ce, évidemment après environ 24h de silence radio du ministère public. 19 manifestants sont sous les verrous encore ce 21 août pendant que l’intéressé m. Bathily a été libéré sous contrôle judiciaire notamment interdiction de reprendre le micro pour continuer son émission ou sortir du périmètre de la Commune IV.

Selon le Procureur Général près de la Cour d’Appel, M. Mamadou Lamine Coulibaly, M. Mohamed Youssouf Bathily s’adonne « à des déclarations qui offensent la pudeur et qui heurtent le sentiment national, des particuliers qui en sont témoins sans avoir cherché à l’être. Ces faits et comportements sont prévus et réprimés par le Code pénal. « Des déclarations et propos qui sont de nature à démoraliser nos troupes ; ceux-là qui sont au Nord ; qui sont là pour la protection de la société ; qui sont là pour la défense de l’État ; qui sont là pour la défense de notre pays et nos frontières, il est inadmissible et de laisser passer de tels propos. C’est pourquoi nous avons décidé d’arrêter », a ajouté le procureur Général.

Avec une analyse à froid des faits, il importe de revenir aux fondamentaux de la république : Etat de droit, liberté, l’ordre public, démocratie,entre autres. De notre point de vue, le fondamental de tous ces fondamentaux est l’Etat de droit où force doit rester à la loi.

En effet les citoyens ont la liberté de s’exprimer, de se réunir, de manifester mais dans le respect de la loi. C’est pourquoi les actes de vandalisme du mercredi dernier sont condamnables à juste titre d’autant plus qu’il s’agit de destruction de biens publics et privés.

Quand à Ras Bath et le sens de son combat, nous sommes de ceux qui ont un profond respect pour tout combat visant à dénoncer, à combattre l’injustice, la corruption, les dérives du pouvoir afin de promouvoir un Etat juste, prospère pour un Mali de nos rêves. Mais ce combat ne peut aboutir que dans le respect de la loi. A cet effet il appartient à la Haute Autorité de la Communication (HAC) de veiller à ce que les médias respectent l’éthique et la déontologie de notre profession et qu’ils ne soient pas des instruments ou des lieux de règlement de compte entre hommes de médias et les citoyens.

Au nom de cet Etat de droit justement nous exigeons un procès équitable pour Ras Bath et les 19 manifestants en prison et que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du manifestant décédé afin que le ou les auteurs de ce crime soient punis conformément à la loi, fussent-ils, agents force de l’ordre.

Quand à l’institution armée, dans un pays en guerre contre le terrorisme, elle a besoin de notre soutien et surtout des moyens (humains et matériels) pour faire face à son devoir régalien de défende l’intégrité territoriale et garantir la paix et la stabilité de nos institutions.

Affaire à suivre avec discernement !

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