LUTTE CONTRE LA MALADIE À CORONA VIRUS : ASTRA ZENECA OU LE VACCIN QUI FAIT PEUR !

Après plusieurs semaines de rétention malgré la disponibilité de quelques 500 000 doses de vaccins ASTRA ZENECA sous bonne garde de la MINUSMA pour des contraintes de conservation, le Mali a démarré le 31 mars 2021 sa campagne de vaccination contre la maladie à corona virus. C’est le ministre de la Santé et du Développement Sociale Dr Fanta SIBY qui a donné le coup d’envoi de cette campagne en recevant la première dose du vaccin. Il nous revient, de source bien introduite, que le processus devrait se poursuivre normalement en priorisant le personnel socio-sanitaire ainsi que la vague des sujets souffrant de comorbidité. Pour le recensement de ces derniers, des équipes sillonnent la ville depuis quelques jours et retournent pratiquement bredouilles de leur périple tout simplement parce qu’elles sont très mal accueillies dans les domiciles de leurs éventuelles cibles. En clair, la cueillette de patients éligibles à la toute première vague préventive du Covid 19 tourne le plus souvent à la grogne. L’hostilité est encore plus ouverte et agressive lorsque ce vaccin s’appelle AstraZeneca, cette marque de vaccin qui ne fait pas bonne presse aux yeux de nos compatriotes du fait des effets secondaires dont ils ont eu écho. Cela, malgré les assurances données par le ministre en charge de la Santé et du Développement Social. A la date du 03 avril dernier, un communiqué dudit département donnait des chiffres de 643 personnes vaccinés dont 501 hommes et 142 femmes, qui n’ont signalé aucun effet indésirable dû au vaccin. Ainsi, pour le bon déroulement de la campagne de vaccination, deux sites de vaccination sont ouverts à savoir l’hôpital du POINT G et un autre dans le Centre de Santé Communautaire de la Commune II sis au quartier Sans-Fil. Et à compter du 6 avril dernier, les opérations de vaccination ont débuté dans tous CSCOM et centres de santé de référence de Bamako. Outre le personnel socio-sanitaire, les personnes âgées de 60 ans et plus pourront s’y faire vacciner.

Quoi qu’il en soit, le demi-million de doses affectée au Mali risque bien de ne pas trouver preneur dans un pays où la population dans sa majorité rechigne à admettre la réalité de la maladie, malgré les nombreux cas recensés et les nombreux morts provoqués par cette maladie.

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