RELATION MÈRE-ENFANT : Un lien inaliénable et inaltérable

Cette confiance est centrale dans les relations entre la maman et ses enfants

L’équilibre de la famille et le socle des rapports sacrés entre les membres d’un même foyer reposent sur la maman. Elle est ainsi le pivot pour maintenir les liens qui unissent toute une communauté. L’amour maternel constitue le fondement affectif de cette relation mutuelle. Dans l’ensemble, les relations jusqu’à un certain âge restent assez bonnes. La mère a globalement le sentiment de savoir gérer les difficultés éventuelles rencontrées par ses enfants, seuls ou en communauté.

La maman représente pour l’enfant, ce que représente la canne pour l’aveugle. La mère est pour son enfant le début et la fin de tout. Cette conviction se construit dès la tendre enfance lorsqu’il commence à distinguer sa mère des autres membres de la famille. Il reconnaît ainsi sa génitrice à travers l’odeur, le toucher, le son de la voix, bien avant de la voir. L’enfant se sent plus en sécurité, plus confiant à côté de sa mère. La mère c’est l’amie, la confidente, la protectrice.

Dès le bas âge, elle décrypte le sourire insistant, le regard brillant ou triste du petit être reposant sur ses genoux. Une sorte de communication particulière lie ces deux êtres. Lorsqu’il commence à prononcer ses premiers mots, la maman comprend instinctivement les balbuties de son enfant. Au fil des années et quelle que soit la nature du besoin ou du secret, l’enfant n’hésite pas à le lui confier, car convaincu qu’elle trouvera toujours la solution et les mots pour le rassurer.

 L’enfant n’a cure que sa mère détienne le pouvoir ou les moyens de réaliser ses demandes. « Ma mère est capable ! ». Ainsi donc, l’enfant en tant qu’être innocent ne connait pas de limite à la capacité de sa mère.

Une confiance déterminante dans les relations entre la maman et ses enfants. Ce sentiment est vivace à tous les âges de la vie.

Le plus important pour l’enfant est que sa mère lui signifie toute son affection en tant que personne. Elle s’engage auprès de lui pour qu’il ait une existence remplie et reçoive ce dont il a besoin. La maman est la mieux placée pour assurer la sécurité de l’enfant. Cela dès les premières heures de la vie. Ce rapport confiant demeure tout au long de la petite enfance, période durant laquelle justement l’enfant se fortifie de l’intérieur. Le tout petit a sans cesse besoin d’être réassuré dans le fait qu’on le respecte et qu’on est là, à ses côtés, prêt à l’aider à grandir.

Les sociologues estiment que le rapport entre la mère et l’enfant est un phénomène mystérieux voire divin. Il fait intervenir à la fois le sang et le lait. L’attachement de l’enfant à sa mère ou le fait que c’est toujours vers elle qu’il se tourne en cas de besoin s’explique par le fait que c’est sa maman qui l’a porté en son sein durant neuf mois. Après l’accouchement, c’est encore elle qui s’occupe de lui jusqu’à ce qu’il arrive à se prendre en charge lui-même. Cette proximité permanente de la mère et l’enfant est déterminante dans son comportement. Cette complicité entre eux peut continuer jusqu’à l’âge adulte. Une maman, malgré l’âge avancé de son enfant voit ce dernier toujours dans le berceau et elle est toujours aux petits soins pour lui.

Mme Diallo est restauratrice de son état, mariée et mère de trois enfants dont le petit dernier âgé de quatre ans se prénomme Alpha. Elle confie que son petit garçon n’exprime ses besoins qu’à travers elle. Chaque fois qu’il veut quelque chose, c’est vers elle que le petit accourt. Elle a souvent l’impression que Kader ne reconnaît pas de pouvoir à son père pour réaliser ses moindres désirs. Elle nous fait part de ses liens avec son petit garçon. Un jour, mon fils voulait un jouet dont le vendeur passait devant la maison. Ne voulant pas acheter ce jouet, j’ai fait croire au môme que je n’avais pas d’argent, il s’est mis à pleurer en disant. Malgré que j’ai essayé de le calmer en lui disant que son papa va lui ramener des jouets en rentrant du travail mais rien n’y fait, le petit Kader répétait sans cesse : « papa n’a pas d’argent, mais toi oui ». Devant son air si innocent, je ne pouvais pas lui refuser ce plaisir, confie la maman. Comme diraient les sages « Den ta ba sèguin né don ». Traduction : pour l’enfant, sa maman est toujours capable.

Il existe aussi une catégorie d’enfants qui ramènent tout à leur maman. Ils ne sont reconnaissants envers personne. Quand vous leur faites un cadeau et que vous leur demandez la source de ce présent, ces petits qui placent leur mère au centre de tout répondent toujours : « c’est maman qui me l’a offert ! ».

Dans certaine situation, la grand-mère maternelle ou paternelle joue le rôle de la maman. Cette situation arrive généralement lorsque l’enfant est séparé prématurément de sa mère. Telle est l’histoire d’Aïcha. La trentaine, et aujourd’hui employée de bureau, elle nous la raconte avec enthousiasme. « J’ai été élevée par ma grand-mère paternelle depuis l’âge de quatre mois. Ma vielle mamie représentait tout pour moi. Elle s’est occupée de moi, mieux qu’aurait fait une mère. Je ne me souviens pas avoir envié mes camarades d’enfance. Ma grand-mère se pliait en quatre pour subvenir à tous mes besoins raisonnables ou non jusqu’à ma majorité. Elle était mon amie, ma confidente. ».

Avec mélancolie Aïcha confie que sa grand-mère n’est plus de ce monde, mais ses précieux conseils qu’elle lui a prodigué de son vivant l’aident jusqu’à présent à éviter des erreurs.

Aïssata TRAORE

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