REMANIEMENT MINISTÉRIEL : Quel sort pour le gouvernement de 24 heures ?

Les ministres du deuxième gouvernement de Moctar Ouane n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Ce gouvernement mort-né avait donné de l’espoir à certains, notamment des hommes politiques que Moctar Ouane et Bah Ndaw avaient réussi à consoler.

Il y avait au total 10 nouvelles têtes au sein de l’attelage gouvernemental qui n’a même pas eu le temps d’être félicité par les amis et connaissances. La soldatesque n’a pas apprécié la mise à l’écart de deux de ses camarades incarnant le CNSP.

Les nouveaux entrants ont tout juste fêté en famille avec de copieux repas partagés avec leurs proches. La fête a été gâchée par le coup de force des mécontents. Ainsi, l’éviction des colonels Sadio Camara et Modibo Koné de leurs portefeuilles respectifs la Défense et la Sécurité intérieure a mis le feu aux poudres. Assimi qui se sentait menacé par la même occasion a pris l’initiative de renverser une seconde fois le pouvoir en arrêtant le président de la transition Bah Ndaw et son Premier ministre Moctar Ouane.

Pourtant, la composition du gouvernement qui a battu le record des pouvoirs éphémères était alléchante. Il y avait des partis politiques dont les membres étaient frappés d’ostracisme depuis le déclenchement de la transition. La richesse venait de la diversité constituée par l’entrée des partis comme l’URD, la SADI de Oumar Mariko, l’ADP Maliba de Boubacar Aliou Diallo et la société civile.

Les ex-nouveaux ministres doivent reprendre à zéro leur engagement militant pour une transition apaisée. Il n’est pas certain que les mêmes cadres soient proposés par leurs partis ou regroupements politiques dans le but de former un nouveau gouvernement. Le prochain PM qui sera Choguel Maiga aura besoin de faire une large consultation de la classe politique pour élargir l’équipe. Tout sera mis en œuvre pour cela, selon le Président du moment Assimi Goïta, l’homme qui fait et défait les gouvernements.

Les ministres qui n’ont pas eu la chance de profiter de leurs nominations ne doivent même pas rêver de revenir sur la scène gouvernementale. Au sein des formations qui les ont proposées, la liste d’attente est très longue. Il faudra qu’ils fassent de la place à d’autres cadres qui pourraient avoir plus de chance qu’eux. Ce qui est sûr, le débat sera posé au sein des formations politiques.

Avec les déclarations suite au coup de force des partis politiques, beaucoup risquent de se voir éjectés de la team ministérielle qui sera conduite par le Dr Choguel Kokalla Maïga.

SOUMAILA DIARRA

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