FLAMBÉE DES PRIX DES DENRÉES ALIMENTAIRES : LE PANIER DE LA MENAGERE « CRIE »

Vivre au Mali, particulièrement à Bamako, relève d’un vrai parcours du combattant. Et pour cause, tout est devenu cher. Et ce ne sont pas les femmes au foyer qui diront le contraire ! L’argent pour la popote ne suffit plus et ça a une répercussion directe sur le panier de la ménagère qui « crie ». Et bonjour les embrouilles entre les conjoints, parce l’un ne comprend pas pourquoi l’autre se plaint autant et vis-versa.

Les denrées dites de première nécessité sont en passe de devenir des denrées de luxe pour le citoyen lambda. Oui, la cherté des denrées alimentaires est une triste réalité au Mali et interpellent les autorités ne serait-ce que pour la quiétude des citoyens déjà affectés par la situation sécuritaire actuelle. En sillonnant les différents marchés de la capitale, le constat est palpable : les produits alimentaires sans exception ont pris l’ascenseur. La viande, le poisson, l’huile, les légumes valent autant que de l’or sur les étals dans les marchés. Des vendeurs aux consommateurs, chacun se débat comme un beau diable pour tirer son épingle du jeu.

Dans une de nos parutions récentes, nous avions tiré l’attention sur cette situation avait fait en son temps l’objet d’un communiqué des autorités qui demande la baisse des prix sur les produits de grande consommation comme le pain, le sucre, le lait en poudre, l’huile, la viande, le gaz butane etc. Mais tout porte à croire que les recommandations de ce communiqué n’ont pas été suivies d’effets et le consommateur fait toujours face à la flambée des prix. Toute chose qui interpelle les autorités en charge du commerce et de la concurrence ainsi que les associations des consommateurs afin de soulager les populations.

Au marché de Bacodjicoroni en commune V du district de Bamako, la viande avec os est vendue à 3 000fcfa le kilogramme au lieu de 2 400/kg il y a quelques semaines. Quant à la viande sans os, elle est cédée sur ce marché à 3 500/kg. Le kilogramme du sucre s’achète à 500fcfa ; le riz

brisé non parfumé est vendu à 400fcfa le kilogramme, le litre de l’huile végétale locale est passé de 900fcfa à 1100fcfa au lieu de 650fcfa comme fixé par les autorités, quant à l’huile végétale importée, elle est cédée au même prix le litre. Le bidon de 5 litres de l’huile végétale DINOR est vendu à 6 000fcfa au lieu de 4000fcfa il y’a juste quelques mois. Chez les boutiquiers du quartier, on achète le kilogramme du lait en poudre première qualité à 2 400fcfa. Le kilo de la farine de blé s’achète 450f le kilogramme au lieu de 400fcfa il y’a quelques temps. L’alvéole de l’œuf est passé de 2 400fcfa à 3000fcfa et l’unité s’achète à 100fcfa. Quant au poulet de chair, le kilo est passé de 2 000fcfa à 2 200fcfa voire même 2 300fcfa par endroit. Il est à noter que le kilo du poisson frais passe de 15 000 à 1 750fcfa.

Dans certains pays de la sous-région comme le Sénégal, le kilogramme de la viande sans os est vendu à 4 000fcfa, la viande avec os à 3 500fcfa le kilo. Le bidon de 5 litres de l’huile végétale DINOR est cédé à 6 500fcfa ; le sucre raffiné est à 1 200fcfa/kg ; le litre d’huile à 1 300fcfa. Quant aux légumes comme la tomate, le kilo se vend à 800fcfa.

Face à cette situation, les populations souffrent et se sentent abandonnés à leur sort. Et le hic dans tout cela, c’est que l’Association des Consommateurs du Mali (ASCOMA), sensée défendre les consommateurs ne joue pas son rôle et elle est quasi inexistante.

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