UNTM- Gouvernement : Aoua Paule Diallo dos au mur

En accueillant la nouvelle ministre du Travail et de la Fonction publique avec un préavis de grève dure, l’Union nationale des travailleurs du Mali(UNTM) ne rend pas le travail facile à cette dernière. La bonne dame qui fait son baptême de feu au gouvernement a peu de marge de manœuvre. Les travailleurs du secteur publique ne veulent rien savoir des difficultés sur le chemin des autorités de la transition. Ce qui compte pour le secrétaire général de l’UNTM et ses camarades, c’est l’application du protocole d’accord signé par le prédécesseur de Aoua Paule Diallo.

10 jours : c’est ce qui a été donné à la ministre de tutelle pour trouver des réponses aux doléances de l’UNTM. L’Etat est une continuité, donc le successeur de Harouna Touré doit trouver une solution. Au-delà des dix jours, la centrale syndicale entame une grève illimitée dont les conséquences seront difficiles pour tout le monde. Mais c’est le gouvernement qui pourrait en pâtir le plus, avec le risque d’être mis à l’écart par la force des choses. Cela est d’autant plus probable que des contestations sont exprimées ça et là contre la formation du gouvernement.

Aoua Paule Diallo porte donc une lourde responsabilité : celle de lever les blocages à l’application de l’accord entre le gouvernement et l’UNTM. Pour Yacouba Katilé, il n’y a pas d’autres solutions que l’engagement formelle du gouvernement à commencer l’application de l’accord à travers des actes vérifiables. Les syndicalistes ne demandent pas tout, tout de suite. Mais l’assurance que des mesures sont prises pour appliquer l’accord.

 L’accord obtenu par l’UNTM l’a été à l’issue d’une bataille de plusieurs mois de grèves et de négociation avec l’équipe de Moctar Ouane, l’ancien Premier ministre. On se souvient notamment des grèves dures, notamment deux grèves de 5 jours. Pour certains, c’est cette grève qui a coûté au gouvernement de Ouane sa place en le fragilisant davantage au point de rendre nécessaire un remaniement. Et le coup de force contre Bah Ndaw découle du changement de gouvernement ayant provoqué la colère de certains militaires.

SOUMAILA DIARRA

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

CAPTCHA


%d blogueurs aiment cette page :