COMMUNICATION DE LA SYNERGIE SUR LES ASSEMBLĖES GĖNĖRALES DU MARDI 27 JUILLET 2021

Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 soucieux de l’apaisement du climat social, ont engagé un processus de dialogue avec les acteurs de la société civile et les partenaires de l’école et les partis et le regroupement des partis politiques.


Depuis le mois de février 2021, ils sont dans la dynamique de prévenir l’opinion publique nationale et internationale des risques que va courir l’année scolaire si des décisions responsables ne sont prises par les autorités de la transition.
La présente assemblée générale porte sur :

✓ de la crise actuelle ;
✓ statut du personnel enseignant
✓ actions ;
✓ mises en garde ;
✓ à la mobilisation pour le meeting national du 29 juillet 2021.
de la crise actuelle

Depuis le 17 mai 2021, l’UNTM a déclenché une grève qui n’engage en rien les enseignants du Mali pour des raisons justifiées

Nous tenons à préciser que l’une des principales revendications de cette centrale était l’harmonisation des grilles salariales. Elle a exigé de l’État qu’il relève toutes les grilles dont les plafonds sont inférieurs au plafond 1382 de la grille du statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Éducation préscolaire et spéciale.

Cette revendication ne date pas d’aujourd’hui. Depuis 2018, après l’obtention du statut du personnel enseignant annexé d’une grille dont le plafond était à 1060. À la suite de son cahier de doléances déposé le 02 mai 2018, elle a déposé un préavis de grève et obtient un accord avec le gouvernement, qui relève la grille du statut général de 1100 et à 1200 respectivement en 2019 et en 2021.

Au terme des dispositions de l’article 39, les enseignants bénéficient de cette augmentation. Le gouvernement d’alors en complicité avec la même centrale avait refusé d’appliquer la loi. C’est ce qui a provoqué les mouvements de grèves de l’année dernière ayant conduit à la paralysie des écoles.
Grâce à Dieu, les enseignants ont pu obtenir l’application de cette loi à travers le procès-verbal qu’ils ont signé avec le gouvernement le 17 juin 2020.

Mécontente de cette situation, la centrale a renouvelé sa demande avec l’application de ce procès-verbal et exige du gouvernement qu’il relève le statut général à 1382 (plafond du statut du personnel enseignant).

Ce que le gouvernement vient d’accepter en adoptant l’Ordonnance N°2021-003 / PTRM du 16 juillet 2021, fixant la grille indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de l’État, des Collectivités territoriales, des statuts autonomes et des militaires.


Quelle est la position des syndicats de l’éducation sur cette demande d’harmonisation ?

Tout d’abord, cette demande remet en cause l’applicabilité de l’article 39 du statut du personnel enseignant qui s’applique automatiquement dès qu’il y’a une augmentation sur le statut général. En se mettant dans la logique de la démarche de cette centrale, on relève la grille du statut général et on maintient la grille du statut du personnel enseignant à son niveau actuel.

Ce qui est irrecevable et inacceptable pour les syndicats de l’éducation car elle est une violation flagrante de la loi N°2018-007 du 16 janvier 2018 en son article 39. Sur invitation du ministre de l’éducation nationale, les syndicats d’éducation ont rencontré trois (3) ministres du gouvernement de Moctar Ouane 1, le vendredi 07 mai 2021, sur la question de l’harmonisation des grilles et de la conférence sociale et le ministre du Travail et de la Fonction publique et du Dialogue social actuel, le jeudi 22 juillet 2021.

Les syndicats ont profité de ces rencontres pour préciser davantage leur position.

En ce qui concerne l’harmonisation, les syndicats ont exprimé leur opposition avant d’affirmer clairement qu’ils useront de tous les moyens légaux pour faire appliquer les dispositions du statut du personnel enseignant. S’agissant la conférence sociale, les syndicats de l’éducation ayant refusé de participer à l’atelier préparatoire, estiment que pour une question de cohérence, ils ne participeront pas à cette conférence.

Concertations
  1. Le statut du personnel enseignant

  2. Nous vous rappelons que les syndicats de l’éducation sont profondément attachés à leur statut, fruit d’une longue et laborieuse lutte que les enseignants du Mali ont engagée depuis octobre 2016.
  3. Après plusieurs semaines de grèves et de négociations, le gouvernement du Mali a accordé le statut au personnel enseignant dans le procès-verbal signé le 02 mai 2017 entre le gouvernement d’une part et les syndicats d’autre part.

  4. Après les travaux des commissions, la loi a été adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée par le Président le 16 janvier 2018 et son décret d’application signé le 26 janvier 2018.

  5. La loi n°2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale a vu le jour et l’ensemble de ses dispositions a la même valeur pour les syndicats de l’éducation. Cependant, il est important de souligner que l’article 39 a pour objets de répondre à une demande d’harmonisation des salaires des enseignants maliens avec ceux de la sous-région, d’apaiser le climat social et d’éviter que les enseignants ne se mettent en grève chaque fois qu’il y a une augmentation sur le statut général.
  6. Il vise aussi à rendre la fonction enseignante plus attrayante. L’insertion de l’article 39 du statut du personnel enseignant n’a été ni tromperie ni malice encore moins une erreur comme certains veulent nous le faire croire.

  7. Il stipule que : « Toute majoration des rémunérations des fonctionnaires relevant du Statut général s’applique de plein droit au personnel enseignant de l’Enseignement secondaire, de l’Enseignement fondamental et de l’Education préscolaire et spéciale »
  8. Les actions

  9. Depuis le 1er juillet 2021, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 ont instruit aux militants un certain nombre de mesures :
  • Rencontres avec les acteurs de la société civile et les partenaires de l’école, ces rencontres se poursuivent ;
  • À travers la lettre circulaire lettre circulaire n°004 du 18 mai 2021, les syndicats ont demandé aux camarades de l’intérieur d’organiser des rencontres d’informations et de sensibilisations avec les acteurs de la société civile et les partenaires de l’école ;
  • La rétention des notes ;
  • Le boycott des épreuves anticipées ;
  • Le boycott des examens de fin d’année scolaire ;
  • L’organisation des assemblées générales ; – L’organisation d’un meeting national ;
  • Le dépôt d’un préavis de grève.
  1. La mise en garde

  2. Les syndicats de l’éducation mettent en garde quiconque tentera de violer ou de tripatouiller leur statut. Ils informent l’opinion nationale que leur réaction sera à la hauteur de l’acte commis.

  3. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016, animés par des syndicalistes responsables, ne s’opposeront jamais à la revendication d’une organisation syndicale encore moins à une valorisation des conditions de vie et de travail des travailleurs.
  4. En revanche, ils n’accepteront jamais que leurs acquis syndicaux soient remis en cause aussi par un autre syndicat. C’est pourquoi, ils invitent les autorités de la transition à l’application stricte des textes si elles ne veulent pas détruire le peu qui reste de notre système éducatif.

En tout état de cause, les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 et leurs militants sont prêts à lutter pour la restauration de l’honneur et de la dignité de l’enseignant malien en vue d’un enseignement de qualité.

  1. L’appel à la mobilisation pour les meetings nationaux

  2. Les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 invitent les enseignantes et enseignants du Mali au rendez-vous de l’honneur et la dignité, le jeudi 29 juillet 2021 dans les différentes localités.

  3. Au cours de ces meetings, les syndicats dévoileront leurs analyses de la question de la grille unifiée, la nécessité d’appliquer coute que coute l’article 39.
    Aucun enseignant ne doit, sous aucun prétexte, rester en marge de cette mobilisation afin de marquer les esprits et d’afficher notre engagement à conduire ensemble cette nouvelle lutte.

  4. Bamako, le 26 juillet 2021
    Les Syndicats de l’Education signataires du 15 octobre 2016

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