Prochaine élection présidentielle : Des « coalitions » à quel prix ?

Les présidentiables portés par des coalitions ou regroupements politiques auront des chances d’émerger, le cas échéant à l’élection présidentielle de février-mars 2022. Cela semble créer le virus d’une nouvelle maladie (seulement pour les politiques), le « coalitionnite » !

Soumeylou Boubèye Maïga et Dr Boubou Cissé seraient déjà à un petit pas d’avoir leurs coalitions respectives pour porter leurs ambitions de devenir le prochain président de la République du Mali. Et, comme, notre confrère Serge Daniel l’analysait, la semaine dernière, les partis politiques pris isolément auront un impact très limité sur la prochaine présidentielle. C’est cette donne qui suscite alors une course vers la création des coalitions politiques tous azimuts.

Hier, avec tel leader, aujourd’hui avec tel autre, la nuit, dans la salle d’attente d’un autre aspirant à la présidentielle à venir… Des escrocs politiques à la sont désormais à la manœuvre pour monter des « coalitions » de…mendicité !

Ils espèrent se faire désigner plus tard « Directeur de campagne », pour gérer d’importants fonds de la campagne électorale. A défaut de ce poste stratégique que Tiébilé Dramé du PARENA avait ravi auprès de feu Soumaïla Cissé de l’URD en 2018, Moussa Oumar Diawara a arraché auprès d’Aliou Boubacar Diallo la même année, etc, ces nouveaux acteurs politiques, prometteurs de monts et merveilles, veulent gagner quelques sous lors des prochaines élections.

Comment manœuvrer pour avoir un peu d’argent d’un ou de plusieurs prétendants à la magistrature suprême du Mali ? Telle semble la préoccupation qui taraude l’esprit de ces politiciens manipulateurs.

Les leaders de la classe politique semblent  donc convaincus que les chances à la prochaine élection présidentielle seront liées à la problématique des meilleures alliances. Mais à quel prix ? D’où des tentatives hâtives à constituer des coalitions et à jouer sur des chiffres arrondis et des vocables pour impressionner qui je ne sais… Une « centaine » de partis et associations, une « cinquantaine» de partis et mouvements associatifs, une « plateforme » de plusieurs associations, etc,  meublent désormais la chronique politique de nos journaux !

Mais, à l’analyse finale, l’on se rend compte qu’il ne s’agit que d’un petit groupe d’amis qui tentent d’escroquer un richissime leader politique en quête de popularité pour aller à la prochaine élection présidentielle.

Le richissime Aliou Boubacar Diallo vient d’être enroulé dans cette farine à la sauce de malice et d’escroquerie politiciennes, avec un prétendu regroupement politique. Il s’agit d’une manigance du président de l’Alliance des Démocrates Rénovateurs (ADR), Tamba Dagnoko, qui a présidé « la cérémonie de remise de la lettre pour l’Appel à candidature du président d’honneur de l’ADP-Maliba, Aliou Boubacar Diallo, le samedi 7 août dernier, dans un Hôtel de Bamako ». Ironie du sort, sur la vingtaine de partis politiques censés solliciter la candidature du richissime homme d’affaires et homme politiques, l’on ne voyait que des…acronymes ! Certains chefs de ces partis lilliputiens contestaient être membres de ladite coalition, chapeautée par un « leader » qui, la nuit, court vers d’autres hauts responsables politiques… Histoire de mendier de l’argent pour mobiliser telles ou telles sections fictives…

D’autres responsables politiques se logent à la même enseigne du trompe-l’œil. Tel est le cas de Modibo Sidibé des FARE Anka Wuli, Oumar Ibrahim Touré de l’APR, qui auraient déjà, dans leur gibecière, « plusieurs partis et associations de soutien à…monnayer. T, comme chacun voit midi à sa porte, c’est la course effrénée pour se donner sa coalition que l’on peut aussi « vendre » au plus offrant.

Bruno Djito SEGBEDJI

source: MALI HORIZONS

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

CAPTCHA


%d blogueurs aiment cette page :