CNT : Une loi pour salir, une autre pour blanchir

Le code pénal et les lois d’amnistie sont de retour dans la procédure législative. Il s’agit de deux textes aux antipodes du moins par la motivation qui les sous-tend.

Et pour cause, pendant que l’un vise à réprimer d’anciens dignitaires pour leurs acquis matériels, l’autre est conçu pour blanchir les nouveaux pour des crimes. L’un a ainsi trait à lutter contre la délinquance financière et son corollaire d’enrichissement illicite.

La nouvelle doctrine en la matière va consister désormais à frapper sur les biens accaparés par les présumés coupables.

Pour ce faire, le code pénal vient d’effectuer un brusque retour dans la procédure législative pour les besoins d’adaptation aux objectifs nouveaux. Il est question, selon nos sources, d’y introduire de nouvelles dispositions tendant à soumettre les inculpés à des mesures conservatoires comme la possibilité de gel de leurs avoirs, de saisie de leurs biens, entre autres.

Bonjour donc la guerre aux biens et patrimoines acquis par d’anciens dignitaires. À l’opposé, aucun effort n’est ménagé pour préserver les nouveaux tenants du pouvoir contre d’éventuels ennuis judiciaires en rapport avec leurs indélicatesses.

C’est dans ce dessein que la loi d’amnistie, après un premier retrait spectaculaire de la procédure législative, vient de faire un retour tout aussi spectaculaire au Conseil National de Transition pour son extension à d’autres forfaitures de même nature.

Il ne s’agit plus seulement d’exonérer le colonel Goïta et compagnie de la responsabilité d’avoir renversé IBK, mais aussi de les exempter de toute poursuite dans un autre crime imprescriptible : le deuxième putsch contre Bah N’Daw qui vient d’être libéré de sa détention extrajudiciaire avec son Premier ministre Moctar Ouane.

source : LE TEMOIN

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