SOCIÉTÉ MALIENNE: Le Président du PRVM Mamadou Oumar Sidibé fait son diagnostic

C’est depuis le plateau de Vox Africa que Mamadou Oumar Sidibé (Président du Parti pour la Restauration des Valeurs du Mali) a fait l’état des lieux. S’il estime que le consensus doit prévaloir afin de faire face aux défis de la transition, le leader avisé a prévenu d’une chose : le succès de la transition sera référendaire.

LES VALEURS TRADITIONNELLES AVANT TOUT

Des réfontes profondes de l’Etat s’imposent afin que la société évolue selon Mr Sidibé. Le PRVM-Fasoko prône le dialogue inter malien car la poursuite du dialogue entre fils du pays s’impose. Ce qui explique que son parti soit à l’écoute des citoyens afin d’enrichir son projet de société et ses contributions à l’endroit des autorités de la transition.

 » Les gens ne se font plus confiance.Il y avait pourtant une culture générale d’éducation citoyenne. Le garçon savait comment se responsabiliser dès sa jeunesse , et la fille savait à quoi s’en tenir une fois que la vie de foyer débute. Hélas la génération de maintenant s’est acculturée et force est de reconnaître que la démocratie a compliqué la donne. L’accent a été mis sur l’école occidentale et les valeurs de société se sont retrouvées sur le quai » déplora l’invité.

Pour lui, le Mali Kura ne peut voir le jour sans un retour aux fondamentaux de nos valeurs , moeurs et coutumes: il faut l’admettre collectivement afin que les choses changent.

DÉFIS DE GOUVERNANCE

La gestion du pouvoir à la MALIENNE doit faire un débat profond aux yeux du président Sidibé qui rappelle que, s’il est vrai que depuis 1960 le Mali a accepté d’être dans la République, force est d’admettre qu’il y a plusieurs formes de gouvernance. Il ne doit avoir de complexe dans ce sens vu qu’en Europe d’où proviennent nos textes, il ya les royautés : la Belgique et l’Angleterre sont des cas concrets évoqués par lui.

 » À l’heure du Mali Kura il importe de se concerter et voir le régime qui nous convient quitte à revenir vers la royauté, mais que le peuple soit impliqué  » selon celui qui conduit le collectif ANW KO FASSOKO.

DÉLAI RAISONNABLE POUR LE PROJET DE CONSTITUTION ?

Les réformes du moment n’ont pas échappé au leader du parti du Chameau.  » Les 2 mois annoncés pour le projet de nouvelle Constitution, peuvent aboutir si le Comité chargé de sa rédaction est consensuel et concerte le plus grand nombre » pense Mamadou Oumar Sidibé. Il averti que c’est en insérant certaines choses à l’insu de tous, que le désaveu prend forme. Et de rappeler que sous le Président ATT déjà, il y eut le même exercice et les documents fournis faisaient l’affaire.

Pour celui qui est face à la caméra, il importe aussi de se référer aux expériences de ceux qui ont eu cette mission d’élaborer un draft de la Loi fondamentale.

Aussi, le président Sidibé rappelle qu’il importe de suivre certaines étapes : faire une large diffusion du projet fini avant qu’il soit à disposition du parlement pour adoption. Une communication autours du projet permettra aux populations et acteurs consultés de réagir quand à la véracité des contenus et prises en compte des préoccupations.

AMBITIONS DU FASSOKO

 » Le PRVM-FASOKO peut bien faire du Mali un pays d’intégrité et de valeurs profondes. Seulement, le peuple doit nous accorder sa confiance sinon ça ne s’improvise pas » justifie l’invité quand on lui demande d’aborder les capacités.

C’est ce qui explique l’existence et la présence de son parti dans l’arène politique, ainsi que ses prises de positions dans les débats d’actualité.Aussi il ajoutera que pour que le Mali avance et sorte de la crise, il n’y a pas de solution miracle : Il faut que chacun sans exception se mettre au travail.

D’où la création de la plateforme ANW KO FASSOKO!

Cette entité selon Mamadou Oumar Sidibé ( désigné par ses pairs aux commandes ) ira aux élections générales afin de faire prévaloir les valeurs rejetant les germes de la division, pour un Mali nouveau sur la base du Danaya , le Ladriya et le Dambé.Si la Pléiade de partis politiques fait débat au Mali ,il a rappellé que depuis le 25 mai 2013 , le PRVM avait dénoncé la situation, invitant à une refonte du secteur avec 10 grands regroupement voire moins.

«  De toutes les façons, une auto régulation aura lieu car cela s’impose » conclut Mr Sidibé.

Pour ce qui est de la plateforme ANW KO FASSOKO, il lèvera le voile sur les contours de cette machine électorale .L’ancien candidat à Koulouba nous apprend que dès l’intégration, on fait savoir qu’un porte étendard est déjà désigné pour la magistrature suprême. Ensuite seront demandées les aspirations de l’association ou le groupement politique entrant ,sur la vie de la nation, les réformes de gouvernance et ses contributions pour un Mali meilleur.

RÉFORMES ÉLECTORALES

Le numéro 1 de la team FASSOKO a avoué que son bureau aurait aimé avoir le chronogramme électoral avant qu’il ne soit rendu public. Néanmoins il a entamé des concertations avec la base et ses alliés, avant de définitivement trancher sur sa portée : rien n’exclut que des observations soient envoyées à la tutelle.

«  Au sujet de la loi électorale, nous avons été invités au CNT pour écoute de la commission Lois. Nos observations ont été inclues dans un document sauf qu’on aurait bien voulu qu’avant le vote, l’organe législatif contacte l’administration territoriale. Un récent accord écrit entre acteurs politiques et société civile s’y trouve qui pouvait être très utile à la loi électorale. Malheureusement on reprend tout alors qu’il faut éviter de réinventer l’eau chaude » révèle Mamadou Oumar Sidibé.

LE RÉFÉRENDUM, TOURNANT DE LA TRANSITION

Pour M.O.S il importe que réussisse la transition dont l’axe majeur est la loi fondamentale. Il argumente en ces termes :  » Si elle est refusée par les maliens ce sera un échec. La présidentielle n’est pas l’objectif ultime mais le référendum où l’aval du peuple est vital. Le plébiscite de la Constitution doit être total car tout score de 51% reflète une chose : une grande majorité la rejette. Ce qui rend les choses compliquées puisqu’il faudra après l’appliquer au peuple entier. Des grincements de dents seront à prévoir ».

Aussi , les acteurs impliqués n’échappent pas au président Sidibé qui a convié l’organe électoral_AIGE à des élections libres et transparentes. Ses membres ont été invités à aller au bout de leurs responsabilités car « nous ne souhaitons aucune crise post électorale au Mali » pour notre interlocuteur.

Les candidats aux élections seront invités à présenter des projets acceptables de tous avant que Mamadou Oumar Sidibé ne souhaite bonne chance à chacun.

À noter qu’il aura fait le tour de toutes ces questions pendant 1h30mn.

Transcrit et réalisé par KEITA IDRISSA

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